Spirales : 1

Des nuages entiers d’oiseaux de proie lents, sauvages et dangereux, tournent au ralenti, glissent en spirales d’effroi. Apitoyés par notre sort nous formons – édifions – notre couche de repli. Encore un peu et, en profondeur, le terrier ; les épaisseurs d’humus, le suint, l’urine sèche, l’haleine fétide et concentrée à force de tourner sur nous-mêmes ; la sueur vieille et fatiguée, la vue basse et le coeur stérile. Les ongles endommagés de crasse, de craie, de vouloir vivre sans pouvoir. Rien ni personne ne nous aura prévenus – mis à part, peut-être, les oiseaux.

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