Terreur : 2

Accéder à la profondeur. Petite terreur tapie, noire. Ne pas la laisser gagner. L’entendre qui gratte, au sous-sol : ses ongles sur le plancher ; les raclements sur la paille. Juste l’entendre : avoir conscience d’elle et de ses rumeurs, ses soubresauts. Par moments, un infiltrat, une exhalaison. Une sueur qui transparaît. Un spasme.
Accéder à la profondeur que l’on voudrait nous cacher, que l’on voudrait nous taire. Celle que l’on voudrait clore indéfiniment pour un monde sans mystère, un monde facile, futile, coloré. Colorimétrique. Le véritable monde n’est pas celui-là. Le véritable monde existe dans les marécages, les souterrains, les grottes.

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